Quatre saisons

Tu bordes mes hivers
avec la patience et le regard inquiet
d'une mère aux aguets pour son enfant fragile.

Tu fleuris mes printemps
du nectar capiteux de l'orchidée sauvage
et ma sève et ton sang ont fait germer des chênes.

L'été tu te fais belle
insolite et discrète égarée au soleil
inutile et présente encore avec amour
comme cette fleur bleue au cœur de la moisson.

Et quand viendra l'automne
les ors de tes cheveux dans le soleil couchant
rallumeront mes yeux
qui ne verront plus rien que ton sourire radieux
que ton sourire, adieu.


ã Albert Davoine. Février 1993. 5-399 .

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