Carillon 

Hier c'était avril au bord de la rivière
aujourd'hui l'arbre nu lézarde le ciel gris
mais dans le fond de moi scintille une lumière
et le vent me rappelle que nous sommes amis.

Nous irons jusqu'au bout du chemin de la terre
rejoindre l'horizon en répondant aux cris
des enfants mal aimés que la douleur atterre
et qui pour un sourire nous donneront le prix.

Épris du vent d'amour que le soleil apporte
aux malheureux humains qui cherchent dans la nuit
nous nous tiendrons debout au seuil de notre porte
en ouvrant les deux mains, en le faisant sans bruit.

Et quand sonnera l'heure d'aller chercher refuge
et d'aller voir plus loin et crever l'horizon
nous irons écouter la rivière qui fugue
et nous boirons encore le vin de la passion.


© Albert Davoine, Décembre 1990, 2-182

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