Parfum d'éternité

Il est des matins clairs comme des cris d'enfants
Qui s'éveillent joyeux au rouge crépuscule
Débordant de la terre, envahissant les cieux
Pour allumer enfin l'azur de ses lumières.

La beauté du soleil qui n'ose pas paraître
Encore sous le sol, émeut l'homme debout
Celui qui déjà prêt regarde vers la ville
Et contemple les toits sur un monde endormi.

Les ors mêlés de pourpre de l'astre qui s'extirpe
Du fond de l'horizon pénètrent quelquefois
L'âme autant que la brume. Et l'homme qui s'éveille
A cette majesté grandit en respirant l'humide humilité.

Le silence du vent teinté d'or écarlate
Qui porte le parfum d'une autre éternité
Se dissipe à l'instant quand le jour fait surface
Mais l'homme porte en lui son souvenir divin.


ã Albert Davoine. Novembre 1995. 7-657

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