Comment fait-on pour prier, lorsqu’on est agnostique ?

Prière de l’agnostique

L’enfant est guéri !

Qu’il est doux de penser qu’un dieu minuscule
à l’intérieur de l’âme, attend comme un ami
que l’homme se réveille et respire un peu mieux.
Le père, ou la servante, au chevet de l’enfant,
en silence, ou de loin, souffre de ne pouvoir
abolir la douleur.

Ils implorent un dieu, qui ne fait qu’exister,
mais qui n’est que nature invisible dans l’homme.
Ce dieu mystérieux auquel on ne peut croire
habite notre esprit, notre âme et notre corps.
Il est conscience même de l’amour infini,
inachevé dans l’homme.

L’homme qui se réveille devine son ami
dans la brume des larmes et la clarté du jour.
Ils dévoilent le sens imperceptiblement
de cette quête à deux, à trois, et à plusieurs,
d’un univers meilleur où chantent les enfants
une fugue de Bach, un concerto de joie,
sans se laisser mourir, dans une symphonie
depuis la nuit des temps.

C’est un tout petit dieu, discret comme un enfant
qui grandit dans les hommes et qu’on appelle amour.
Quand la foi se rebiffe et que l’espoir se noie,
il reste encore l’amour, il reste encore l’amour,
il reste encore l’amour.


ã Albert Davoine. Mars 2007. 10-923.

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